Mad Men, season 5 premiere

Madmen

Mad Men enfin de retour après 17 mois d’absence. Oui, sauf qu’en ce qui me concerne, j’ai bouclé mon revisionnage de la saison 4 pas plus tard que ce samedi, la veille du season premiere. Cela dit, même si je m’étais replongé dans l’univers de Don Draper et cie depuis plusieurs semaines, j’ai quand même ressenti le vent de la nouveauté et du saut dans le temps avec l’entame de cette nouvelle saison, d’emblée plus marquée sixties dans le look avec un petit avant-goût des 70′s (cf le nouvel appart’ de Don).

Pas habitué à enchaîner les épisodes en suivant, ce coup d’envoi d’une heure et demi (sans les pubs) m’a paru un poil long même si je ne me suis pas ennuyé pour autant. Disons qu’à un certain moment, je pensais qu’il ne restait plus que 10 minutes de "bobine" alors qu’il en restait le double. Mais bon, peu importe…

Comme d’habitude, le premier épisode de la saison permet de faire un tour d’horizon de chaque personnage, montrer où il en sont, ce à quoi ils aspirent, etc. J’ignore si cette saison 5 laissera une part plus importante aux personnages secondaires, en particulier à Lane, très présent dans la deuxième partie, mais j’ai été légèrement décontenancé par celle-ci dans laquelle Don est nettement plus en retrait que lors de la saison 4.

Remarquez, je comprends qu’on donne un peu la possibilité à Pete et les autres de s’illustrer davantage, Don se retrouvant dans une situation assez stable par rapport à ce qu’il a pu vivre depuis le début de la série (mariage délicat avec Betty lors des saisons 1 à 3 puis vie de célibataire dans la saison 4), il n’est peut-être pas nécessaire de lui accorder autant d’importance que par le passé même s’il reste au coeur de la série.

J’adore suivre le parcours de Don mais ce n’est pas plus mal au fond si on s’arrête  davantage sur ses collègues, comme Roger, dont les traits d’humour sont toujours aussi savoureux (Frère Jacques, Frère Jacques…), ou Pete qui m’a bien fait rire lorsqu’il réunit les "partners" dans son bureau minuscule. En fait, je ne me souviens pas avoir autant ri devant un épisode de Mad Men, et c’était à la fois déroutant et rafraîchissant. Roger et Pete, deux personnages aux trajectoires aussi opposées -le premier est orphelin de Lucky Strike, le second a le vent en poupe- qu’intéressantes à suivre.

Je ne suis pas un dingue du couple Don/Megan mais ça va, ça passe, Megan apporte une autre couleur à la série, un trait "exotique" pourrait-on dire et c’est toujours amusant d’entendre parler français dans une série US (et le "Zou Bisou Bisou" est déjà entrée dans l’histoire de la série). Je ne sais pas comment va évoluer leur mariage mais il est plus que probable que celui-ci ne tienne pas jusqu’à la fin de la série.

Plus sage, Don semble être de sa situation d’homme casé, mais alors qu’il fête ses 40 ans, on se demande à quel moment il finira par vivre sa "crise de la quarantaine". Comme on peut le remarquer dans cet épisode, ces jeunes mariés se connaissent mal. Don semble donner l’impression de découvrir de nouvelles facettes de son épouse à chaque scène et Megan a beau connaître le gros secret de son mari, elle risque de se heurter à pas mal d’obstacles à l’instar de cette fête-surprise dont Don ne voulait pas. De toute façon, l’intérêt n’est pas de savoir si Don et Megan resteront ensemble longtemps, mais de voir comment évoluera celui-ci à travers cette nouvelle relation.

Je suis moins fan de l’intrigue de Joan et son bébé même si j’ai bien aimé son retour au bureau avec les différents personnages qui ne savent pas comment réagir pour la plupart, enfin, en particulier Pete et Peggy à qui le bamabin rappelle une vieille histoire… On remarquera que la mère de Joannie est incarnée par une ancienne de Desperate Housewives (Christine Estabrook) tout comme le nouvel interprète de Bobby Draper (Mason Vale Cotton). Il ne manque plus que le retour de Duck (Mark Moses) et Greg (Sam Page) et on se croira un peu plus à Wisteria Lane ! Ca fait un peu peur. No offense pour les fans.

Dans l’ensemble, Mad Men réussit son retour même si ce double épisode n’est pas forcément ce que le drama de Matthew Weiner a offert de mieux. C’est surtout une excellente entrée en matière dans la nouvelle saison de l’une des meilleures séries de ces dernières années. Allez, vivement la suite, avec pour commencer un épisode réalisé par Jon Hamm himself.

Visuel : AMC.

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6 réponses à “Mad Men, season 5 premiere

  1. J’ai préféré ce season première au précédent. Il m’avait fallu quelques épisodes avant d’entrer dans la saison 4. Avec cet épisode, j’ai l’impression de n’être jamais parti. Au contraire de toi, j’aime beaucoup Don et Megan. Ils apportent quelque chose de différent par rapport à Don/ Betty. Comme toi, je ne les vois pas durer. Plus que l’impact de Megan sur Don, je suis intrigué par l’impact de Don sur Megan. Je vois cette histoire se terminer tragiquement. Mais dans Mad men rien n’est prévisible. J’ai aussi adoré Roger. Plus le temps passe et plus je l’adore. Il apporte un côté décalé à la série. J’ai failli m’étrangler de rire quand Pete se prend le mur, quel distrait.Enfin de retour dans les sixties, ça fait du bien.

  2. C’est amusant parce qu’en y songeant, j’imagine aussi une fin tragique pour Don/Megan. C’est le dernier plan de la 1ėre partie où Megan est sur le balcon qui me laisse penser que la jeune femme pourrait connaître un destin funeste. Une intuition peut-être…

  3. Pareil que toi, je dois dire que j’ai assez ri devant cette épisode, chose qui ne m’arrive pas souvent devant Mad Men. Par contre, je trouve assez sympa la ressemblance entre la situation de Don au début de la série et celle de Pete maintenant : il est ‘arrivé’, on pourrait dire qu’il a tout pour être heureux (mariage, enfant, maison, juinor partner), mais on ressent pourtant un certain malaise dans le personnage. Sans oublier que lui aussi cache un fameux secret qui pourrait faire exploser sa famille…

  4. Bonjour,Pouvez-vous m’expliquer ce que je dois faire pour visionner ces épisodes sans avoir à remplir mille formulaires publicitaires ou télécharger 250 viewers? je trépigne depuis dimanche dernier…Par avance merci!

  5. Tu t’es trompé complètement pour plein de trucs maintenant que j’ai vu les 12 épisodes de cette saison. Megan et Don, entre autre, sont solides parce que Megan est rafraichissante et elle est très intelligente émotionnellement. Don avait besoin d’une actrice. La tournure du personnage de Joan est excellente et tout ça débouche à la fin et on comprend où les scénaristes ont voulu en venir. Il ne faut pas oublié que Mad Man, tout comme son générique, c’est la monté de la femme, avec une vigueur nouvelle du monde des années 60 et la chute de l’homme et de la société de consommation. Ce qui ressemble beaucoup à la dynamique du couple Don-Megan.

  6. @Alex : Je suis d’accord, mais c’est facile de réagir après coup. :-) Je ne faisais que donner mes impressions post-season premiere, et ce qui fait le sel aussi de Mad Men, c’est qu’on sait rarement à quoi s’attendre. Matthew Weiner a encore fait du joli boulot et je sens déjà que je vais me régaler lors du revisionnage en DVD.

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